Hôpital Maisonneuve-Rosemont Université de Montréal

Limitation des complications

Un espoir pour contrer la GVH

Lors de la maladie du greffon contre l’hôte (GVH), ce sont les lymphocytes T contenus dans le greffon et provenant du donneur qui donnent l’assaut à l’organisme du receveur, celui-ci étant incapable de se défendre puisqu’en déficit immunitaire.

Jusqu’à tout récemment, il était problématique d’isoler au sein du greffon les lymphocytes responsables de cette réaction. Le docteur Denis Claude Roy et son équipe de l’HMR ont cependant développé un procédé photodynamique qui permet d’éliminer du greffon ces lymphocytes T réactifs. Les cellules souches du donneur et les lymphocytes contenus dans le greffon sont mis en présence de cellules provenant du patient. Est ajouté à la culture cellulaire un colorant qui se fixe sur les lymphocytes T réactifs antireceveur. On expose ensuite le futur greffon à la lumière qui transforme le colorant en substance toxique pour ces lymphocytes T réactifs antireceveur, tout en épargnant les autres cellules.

Les lymphocytes T réactifs deviennent alors dysfonctionnels, réduisant ainsi les risques de réaction du greffon contre l’hôte. Les lymphocytes étant également importants dans la défense antivirale, cette manipulation du greffon s’associe à un risque accru de surinfection virale et nécessite des traitements préventifs pour limiter les complications infectieuses.

Comme il est maintenant possible d’isoler les lymphocytes T du greffon et de les inactiver par processus photodynamique, les chercheurs de l’HMR ont posé l’hypothèse que ce procédé permettrait de réaliser des greffes à partir de donneurs partiellement compatibles.