Hôpital Maisonneuve-Rosemont Université de Montréal

Maladies infectieuses

Les infections : un risque omniprésent

Tous les traitements de préparation à la greffe, qu’il s’agisse de chimiothérapie, de radiothérapie ou d’immunosuppression, ont en commun de provoquer un déficit immunitaire. C’est donc dire que le patient n’a pas les ressources nécessaires pour se défendre contre les agressions extérieures.

Lors d’une greffe autologue ou allogénique myéloablative, les traitements de chimiothérapie et/ou radiothérapie à forte intensité provoquent une période d’aplasie médullaire. Durant cette période, le corps ne peut plus, pendant un certain temps, fabriquer les globules blancs, les piliers du système immunitaire, chargés de défendre l’organisme contre les agressions. Sans système de défense, le patient est alors vulnérable aux infections.

Dans le cas de la greffe non myéloabaltive, le patient ne présente pas de période d’aplasie prolongée. Cependant, le traitement d’immunosuppression qu’il reçoit avant la greffe bloque l’action de ses globules blancs contre les agressions.

Ces agressions peuvent être :

La plupart des patients devront prendre des antibiotiques à titre préventif pour éviter de contracter des maladies qui pourraient compliquer la suite du traitement. Pendant la phase la plus aiguë de déficit immunitaire, c’est-à-dire pendant les traitements de préparation à la greffe et jusqu’à la reprise médullaire (prise du greffon et/ou retour à une formule sanguine adéquate), le patient est gardé en isolement dans un milieu aseptisé ou sous haute surveillance médicale (souvent les 30 premiers jours).